Vous savez quoi ? Après plusieurs essais, j'ai décidé de vous déballer ma vie, mes sentiments, mes envie. Parce que j'ai ce besoin constant d'écrire ce qui me passe par la tête. Parce que jour et nuit des phrases tournent, que je le veuille ou non, dans mon cervau. J'ai sans cesse des images de moi, de ce que je suis, de ce que j'ai été, des fois je me fais honte. J'avoue faire ce que je peux pour maigrir, pour ressembler à ces filles qui plaisent tant, ces filles de qui on parle tellement elles sont belles, ces filles qui en font rêver plus d'une. J'voudrais qu'on parle de moi, qu'on me regarde comme quelqu'un de différent, qu'on me dise que je suis belle. J'aime que ces filles me redonnent le sourire en me disant que je suis jolie et depuis quelques temps je commence à les croire, parce que finalement si j'étais vraiment ignoble, on me charirait plus que ça non ? Et puis je peux pas plaire à tout le monde, l'important c'est que je me plaise à moi. Hm à la lecture de cette phrase j'en connais une qui dira "Delph tu t'aime ?" je lui répondrais comme toujours "ba ouais" juste pour la faire criser. J'ai besoin de ses petites réflexions, de leurs petites réflexions. J'suis pas grand chose sans elles, sans lui, sans eux. C'est fou comme notre monde peut se résumer à peu, quelques personnes, quelques sourires, des souvenirs. Finalement il ne nous faut pas grand chose pour être, heureux, le seul problème c'est qu'on est assez con pour ne pas s'en rendre compte. En ce moment, la seule chose qui compte dans mon petit quotidien, c'est leur sourire, j'voudrais qu'elles soient toujours heureuse. J'serais prête à me ridiculiser juste pour les faire rire. Ma vie c'est elles. Ici j'ai pas de famille, j'ai personne pour me soutenir et m'aider à avancer, donc elles sont là. Elles m'écoutent me plaindre et dire de la merde, parler de lui inlassablement, merci, je les écoute se plaindre et me parler de leurs soucis, dire qu'elle le déteste, dire qu'elle se met au régime, dire qu'elle a mal. C'est pas si compliqué d'écouter finalement, ça donne l'impression de servir à quelque chose, j'pourrais vous écouter parler des milliers d'années. Vous, on se connait plus ou moins, ou on ne se connait peut être même pas du tout. Si vous avez lu jusqu'ici c'est que vous êtes bien courageux. Vous n'avez peut être rien compris, ni ce qui est écrit, ni l'intérêt de cet article ... il ne sers à rien à part à me faire du bien. Vous avez déjà ressentis ce besoin d'écrire si fort que vous balanceriez n'importe quoi sur votre papier pourvu que ça sorte ? Voilà ce qui m'arrive, depuis une semaine j'ai cette démengeaison dans les mains, j'aurais voulu pouvoir écrire tout ça plus tôt, mais j'y arrivais pas. Y'a des jours comme ça, des jours où tout ce que je voudrais dire et trop dûre à expliquer, j'ai cette impression que la langue française n'a pas assez de mots pour exprimer ces choses qui se passent en moi. J'voudrais vous dire que je sais tout à fait ce que je ressens, ce qu'il se passe dans ma vie, dans ma tête et dans mon coeur, mais non, c'est le bordel et j'arrive pas à défaire les noeud. Tout ce qui me semblait si logique devient flou et imprecis, j'sais pas ce qui m'arrive mais je suis sûre que ça va passer. Je penserais à cette machine dans mon coeur qui semble s'affaiblir peu à peu, qui manque soudainement d'air. Je sais qu'il me manque quelque chose, que je serais pas totalement heureuse tant que ce sentiment sera là, mais je fais ce que je peux. Je souris, je ris je pleurs et je danse, toute seule dans ma chambre je tourne en regardant mon plafond, je bouffe ces livres qui me semble si vrai et qui me font sortir de cette parcelle de vie qui est la mienne. Je ne suis pas malheureuse, depuis quelques temps ça va, malgré le stress de cette semaine durant laquelle j'ai énormément réfléchis, je vais bien .